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Shangri-La

«Shangri-La» est le cinquième maïca à voûte construit par la Société Mécanique de Normandie a Cherbourg et un des rares à être gréé en côtre. Par son palmarès, il a contribué à forger la légende de cette série dans les courses du Royal Océan Racing Club.

Histoire

Acheté par la Société Nautique de Bénodet, «Shangri-La» va participer aux grandes courses au large, faisant la une de la revue "Bateaux" en 1962, photographié par Beken de Cowes dans le Solent en 1962. Il était alors skippé par André Costa, rédacteur des Cahiers du Yachting et de l'Auto-Journal. Vendu en 1968, il rejoint Brest jusqu'en 1982. Puis lors de son quatrième changement d'armateur, rejoint Cherbourg.

Son propriétaire actuel l'a acquis en 1998 et basé au Crouesty. Une révision complète de la coque bois moulé sur membrure d'acacia, varanques en acier, a été effectuée en 2015.

En 2019, il vient de conclure un accord avec le Yacht-club classique de La Rochelle : il s’engage à embarquer de jeunes équipiers à bord et, en échange, le club se charge de l’entretien de «Shangri-La». Le beau yacht de 11 mètres à voûte participera ainsi aux régates du Challenge Classique en Manche et Atlantique et aux rallyes organisés par le club. Cette action s’inscrit dans le prolongement du Défi des midships, la seule régate au monde pour étudiants sur des voiliers classiques. Un beau projet encouragé par l'accueil dans le bassin des chalutiers de cette remarquable unité au sein de la flotte patrimoniale du musée maritime de La Rochelle.

 

Histoire de la Class Maïca

En 1959, c'est à la demande français Henry Rouault que John Illingworth et Angus Primrose conçurent «Maïca» qui va donner son nom à la série. C'est un course-croisière qui va remporter les plus prestigieuses régates et même le championnat de la classe III du RORC (Royal Ocean Racing Club). Son grand tirant d'eau et sa largeur plus importante que les courses-croisières équivalents de l'époque le rende confortable à la navigation conformément à la demande d'Henry Rouault de pouvoir naviguer avec sa compagne. 

En 1960, «Maïca» est mis à l'eau, construit en bordé classique près de Portsmouth, à Bosham par Burnes Shipyard. Fort de son succès en régate, il sera construit par d'autres chantiers notamment dans sa version à voûte. En France, le premier fut construit aux chantiers Hervé de La Rochelle. Il s'agit de «Arabelle II», un maïca à tableau. Puis les chantiers De Rovère de la Seyne-sur-mer  en réalisent trois, dont "Rouvelon"  et les  Constructions Mécaniques de Normandie (C.M.N.)  de Cherbourg en construisirent une première série de huit dont «Shangri-La» en bois moulé, une methode peu employée pour des voiliers de cette taille. En tout c'est une trentaine d'unités qui seront construites chez C.M.N. Trois autres ont également été construits en France, Mandragore (Labbé à Saitn-Malo) un aux chantiers Bertin à Hyères et un du chantier Collonge sur la Gironde. C'est une des première fois que plus de trente bateaux de course-croisière ont été construits sur un seul modèle d'où le terme "Class Maïca".

Palmarès

1962-1964 : Vainqueur de la course Cowes-Dinard du R.O.R.C., Vainqueur de la course des îles S.R.R. toutes classes,  3ème de La Fastnet Race
2019

 

Caractéristiques

Année1962
TypeCôtre Maïca n°5
ArchitecteJohn Illingworth & Angus Primrose
ChantierConstructions Mécaniques de Normandie, (C.M.N. Cherbourg)
Longueur hors tout11,28 mètres
Longueur au pont11,06 mètres
Longueur à la flottaison7,5 mètres
Bau maximum2,77 mètres
Tirant d'eau1,78 mètres
Jauge brute6,79 tonneaux
Lest2,35 tonnes
MoteurNanni Diesel
AgrémentÀ l'année le 10/03/2020