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Saba

Après avoir navigué et régaté en Manche et en Méditerranée sous les noms de «Manika» puis «Islay Malt», «Saba» fait partie de la flotte écumant l’Atlantique, co-fondateur du Yacht Club Classique.

Histoire

Yacht de course croisière élégant, «Saba» se distingue par ses bordés francs en acajou jointifs, son élancement avant et arrière (voûte), une flottaison courte et une faible largeur qui le rendent très « sportif » ! Fin des années 1950, à la demande du yachtman français Henry Rouault, John H. Illingworth et Angus Primrose conçurent les premières unités du «Maïca», qui remportaient alors les plus prestigieuses régates. Fort de ce succès, le «Maïca» fut construit par de nombreux chantiers et continue de nos jours à obtenir les meilleurs classements lors des rassemblements de yachts classiques. L’armateur de «Saba» confie quelques détails tactiques «le passage de la ligne de départ en tête est  essentiel pour la motivation l’équipage, comme il est psychologiquement  insupportable, voire désastreux, pour les yachts concurrents». Faut-il souligner que «Saba» a remporté deux années le Trophée Langlois des meilleurs départs entre autres victoires ? De retour à La Rochelle après restauration, il participe aux épreuves du Challenge Classique Manche Atlantique en 2019.

En 1958, John H.Illiningworth écrivait :

« La moitié des voiliers construits depuis la guerre était dure à tenir en mer et tapait dans le clapot ; la plupart des autres manquaient de stabilité. En dessinant le Maïca, nous avons voulu corriger ces défauts, créer un bateau rapide et stable à la fois, qui passe doucement dans un clapot même important, qui ne fatigue pas, même au cours de longues traversées !
Le but d’Angus Primrose et le mien en dessinant Maïca était de donner ces mêmes qualités à un bateau d’un déplacement réduit de 40 %, qui offrirait tout de même suffisamment de place pour une famille en croisières et un confort tel que l’équipage puisse « tenir le coup » cinq ou six jours, la durée d’un Fastnet ou d’un Newport-Les Bermudes. »

Régates et rassemblements

Saba est arrivé à La Rochelle en 2005. Son propriétaire Philippe Payen, est devenu une figure truculente du Yacht Club Classique, s'occupant à l'origine de la communication et de la revue.

Dès 2006, «Saba» participe aux épreuves du Challenge Classique Atlantique (C.C.A.) et remporte entre autres victoires deux fois le Trophée Langlois des meilleurs départs. 

En 2012, en remontant de nuit de La Rochelle vers Bénodet par bon vent, «Saba» a heurté un objet flottant non identifié (tronc d'arbre, container, ... ?) dans l'estuaire de la Loire, tordant l'axe de la barre, cassant l'étai et causant une voie d'eau. Tout fut remis en état par un chantier professionnel. Dès lors, malgré ces travaux, il fait de l'eau par les fonds. Ce qui nécessite une remise en état de la coque plus importante qui dépasse les travaux effectués chaque année. Convoyé à Paimpol, sa coque désormais étanche a été remise à l'eau en 2018.

Palmarès

1966 : Vice-champion du R.O.R.C. en Classe III ; Participation à la course croisière de Pentecôte Toulon/Bouée Cousteau/Marseille – 185 milles 
2006 : 8ème du C.C.A. (Challenge classique Atlantique)  2ème de la Semaine Classique de La Rochelle ; 3ème du Trophée Sergent de La Rochelle
2007 : 4ème du C.C.A ; 1er du Trophée Langlois : récompensant les meilleurs départs de régate
2008 : 8ème du C.C.A
2009 : 7ème du C.C.A ; 3ème du Défi du Bar et de la Charente Classique
2010 : 10ème du C.C.A ; 2ème du Trophée F.Sergent ; 1er du trophée Meilleur Picnic

Caractéristiques

Année1964
TypeSloop bermudien
ArchitecteJohn Illingworth & Primerose
ChantierBertin-Hyères (83)
Longueur hors tout11,40 mètres
Longueur au pont11,28 mètres
Longueur flottaison7,47 mètres
Bau maximum2,75 mètres
Tirant d'eau1,80 mètres
Longueur pont11,28 mètres
Tirant d'air11,10 mètres
Déplacement6,45 tonnes
Lest2,20 tonnes
Surface maximale de voilure au portant91 mètres carrés
Surface maximale de voilure au près53 mètres carrés
MoteurBeta 28 cv
AgrémentÀ l'année le 19/11/2005